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LA GENESE

Au com­mence­ment étaient les patrouilles auto­mo­biles légères. Entre 1915 et 1917, lors du con­flit con­tre les Senous­sis, l’Angleterre, pour défendre l’Egypte (Domin­ion Bri­tan­nique) con­tre les rebelles, expédie cav­a­liers et troupes motorisées. Ces patrouilles auto­mo­biles légères sont équipées de Ford T, armées de mitrailleuses et munies de bidons d’eau, d’essence, et d’un com­pas solaire som­maire. Ainsi sont jetés les pre­mières bases d’un com­bat motorisé en milieu déser­tique.
Les Senous­sis sont chas­sées d’Egypte en 1917.

MAJOR RALPH BAGNOLD

En 1925, le Major Ralph BAGNOLD rassem­ble autour de lui un groupe de pas­sion­nés de cir­cuits en zones déser­tiques d’une trentaine de per­son­nes. Con­sti­tué de civils et de mil­i­taires, en poste au Caire, ils se retrou­vent le week-end en famille lors de balades à titre privé (20 livres par par­tic­i­pant) qui débouchent finale­ment sur de véri­ta­bles mis­sions d’exploration. Les itinéraires, de plus en plus long, par­fois supérieurs à 8000 miles, don­nent lieu à un tra­vail de car­togra­phie détail­lée, effec­tué par quelques spé­cial­istes de l’équipe (dont Pat CLAYTON, entre autre, du ser­vice topographique d’Egypte). Ils utilisent des Ford T, appré­ciées pour leur légèreté, leur robustesse, et leurs roues parmi les plus larges pour l’époque (8 cm !).
En 1929, après avoir ouvert de nom­breuses voies au Sinaï et en Libye, ce groupe de pas­sion­nés ouvre le pas­sage de l’extrémité Nord de la Mer de Sable. Au cours de ce raid, de nom­breux points d’eau, seule­ment con­nus des nomades, sont relevés avec pré­ci­sion.
En 1935, la célèbre “Royal Geo­graphic Soci­ety” s’intéresse de près aux travaux de l’équipe Bag­nols, ainsi qu’aux amélio­ra­tions apportées au com­pas solaire, aux capac­ités de fran­chisse­ment et d’autonomie des véhicules, au refroidissement…

CREATION DU LRDG

En 1940, l’expansion colo­niale de l’Italie fas­ciste représente un réel dan­ger pour l’Angleterre, qui n’a alors guère de forces à lui opposer. Le Général Wavell, Com­man­dant en Chef, man­date le Major Bag­nold pour créer, en 6 semaines, le LRPU (Long Range Patrol Unit), plus tard rebap­tisé LRDG (Long Range Desert Group). Cette unité, directe­ment inspirée des patrouilles auto­mo­biles légères de la grande guerre, est con­sti­tuée du noyau d’explorateurs remar­qué par la Royal Geo­graphic Soci­ety. Pour le reste de la troupe, préférence est portée sur les Néo-zélandais, réputés pour le robustesse, débrouil­lardise et indépen­dance. Par la suite, Ecos­sais, Rhodésiens et anglais enrichi­ront leurs rangs.
Les débuts sont épiques: Théodo­lites, com­pas solaires, tables de log­a­rithmes et jumelles sont fournies ou “emprun­tées” à divers organ­ismes ou admin­is­tra­tions locales. Les véhicules, provenant de l’armée Egyp­ti­enne, sont des Ford Pick Up V8 15 cwt (pric­i­pale­ment pour les officiers, en voiture pilote), des Chevro­let WB 30 cwt (4x2) pour le gros de la troupe, et des Marmon-Herrington 6T. (qui assurent la logistique).Tous sont mod­i­fiés et pré­parés comme suit:
Allégés: Sup­pres­sion des portes, cab­ines, arceaux et capotage. (Non seule­ment pour le gain de poids, mais par soucis de dis­cré­tion — Réver­béra­tion, hau­teur de la sil­hou­ette…)
Equipés: Instal­la­tion d’un gros vase d’expansion, de tapis et de plaques de désens­ablage, de bidons sup­plé­men­taires, de pneus spé­ci­aux basse pres­sion, poste radio…
Cam­ou­flés: repeint en divers nuances de jaune sable, allant jusqu’au rose pâle, sou­vent zébré de grandes tâches brunes. Plus tard, le cam­ou­flage dépen­dra des thêa­tres d’opération où il évolueront.
Armés: Fix­a­tion d’affût pour armes automa­tiques (F.M. Lewis, Fusil anti tank Boys, Mitrailleuse Vick­ers) , quelques canons bofor 37 mm mon­tés sur chevro­let, et quelques mortiers de 2 pouces.

Début 1941, 6 patrouilles (por­tant les noms de “T” Patrol, W, R, G, S, Y et com­posées cha­cunes de 30 hommes au départ, 15 par la suite) arpen­tent le désert. Elles vont devenir les yeux et les oreilles de l’Armée Bri­tan­nique en Afrique du Nord, loin der­rière les lignes ennemies.

MISSION

Les pre­mières sor­ties du LRDG ont pour objec­tif des mis­sions de recon­nais­sance (Uweinat, Aïn Dua) au cours desquelles sont établies des points de ren­con­tre et stock­age d’eau et d’essence des­tinés à accroître le rayon d’action des patrouilles.
La voca­tion du LRDG est le ren­seigne­ment, l’ouverture de pistes, la recon­nais­sance du ter­rain, la créa­tion de cachettes d’approvisionnement,l’observation des con­cen­tra­tions et mou­ve­ments enne­mis, par­fois en inter­ro­geant des pris­on­niers Alle­mands, Ital­iens ou Askaris, et la pop­u­la­tion locale (pour ce faire, chaque patrouille compte dans ses rangs d’excellents inter­prètes, qui garan­tis­sent des inter­roga­toires sans faille par des tra­duc­tions de qual­ité).
D’autres rôles leurs seront affec­tés, comme la récupéra­tion de pilotes et d’équipages dont les avions ont étés abat­tus en zone enne­mie, ou l’instruction à la nav­i­ga­tion et à la con­duite en milieu déser­tique pour des armées alliées alors peu aguer­ries en de telles con­di­tions de com­bat (Les FFL-Colonne Leclerc, les SAS, l’armée de Pop­ski).
Une fois “rodés”, les scor­pi­ons du désert comme on les appelle (ils inspireront plus tard Hugo PRATT) vont entamer une série d’action com­binées avec les FFL, con­tre des points stratégiques Ital­iens. ainsi le raid sur Mour­zouk (début 1941), pré­paré minu­tieuse­ment par le Major Bag­nold et le Lt Colonel Colonna d’Ornano des français libres (ce dernier trou­vera hélas la mort lors de l’attaque du Fort).De son coté, Leclerc et sa colonne attaque simul­tané­ment la Forter­esse de Koufra, d’où il prononce après la vic­toire son célèbre ser­ment.
Mais revenons à nos scor­pi­ons. Si les coups de main et les féro­ces et incon­tourn­ables accrochages avec l’ennemi font par­tie inté­grante de leur action,  la mis­sion de ren­seigne­ment reste prépondérante, et néces­site par là même une dis­cré­tion absolue et l’évitement au max­i­mum de com­bat (dans la mesure du pos­si­ble) qui dénon­cerait leur présence sur le ter­rain. Ce rôle offen­sif est joué par le SAS (Spe­cial Air Ser­vice), corps com­bat­tant indépen­dant mais com­bien com­plé­men­taire. Les SAS, com­mando para­chutiste com­posé d’anglais et de français libre, vont mener des actions de sab­o­tage, destruc­tion, élim­i­na­tion de tout ce qui peut affaib­lir l’ennemi (dépôt d’armes, de muni­tions, de vivres, d’eau, com­mu­ni­ca­tions, con­vois, aéro­ports…). Leur des­tin sera lié au LRDG, de leur créa­tion en 41 jusqu’à mi-42; Les scor­pi­ons du désert les amèneront sur leurs objec­tifs et revien­dront les chercher, leur mis­sion accom­plie. (Les SAS surnom­meront le LRDG: “Ser­vice de Taxi du Désert Libyen” !). Après Juin 42, les SAS vont percevoir leurs pre­mières Jeeps améri­caines , qu’ils vont mod­i­fier et sur-armer à loisir, ren­dant leurs raids plus destruc­teurs encore. A compter de cet instant, ces com­man­dos seront plus indépen­dants, et s’éloigneront quelque peu du LRDG, tout en restant en étroite col­lab­o­ra­tion.
Plus tard, le LRDG touchera égale­ment une petite quan­tité de Jeeps, qu’il équipera un peu dif­férem­ment, ses besoins n’étant pas exacte­ment les mêmes (moins d’autonomie et d’armement à bord, notamment).

CONCLUSION

Le LRDG détient l’esprit du raideur saharien.Organisé à par­tir d’une bande de pas­sion­nés, on leur doit bon nom­bre de nos équipements et de principe de base dans la pré­pa­ra­tion de nos véhicules, provenant de leur expéri­ence et de leur vécu. Avec un amour vrai et une réelle con­nais­sance du désert, une foi inébran­lable, un sys­tème D à toute épreuve, ces as de la nav­i­ga­tion nous démon­trent ce qu’est un véri­ta­ble saharien. Aujourd’hui, chaque fois que je pré­pare ou effectue un raid, je ne puis m’empêcher de penser, avec une pro­fonde humil­ité, à ces pio­nniers du genre qui nous ont tant appris. Cha­peau bas les gars! Aux plus cri­tiques, je répondrai qu’il faut recon­naître que la mar­gin­al­ité de cer­tains bri­tan­niques a don­ner d’excellents résul­tats, dont les épopées hantent encore les esprits: Lawrence d’Arabie, Orde Charles Wingates qui créa les Chin­dits, Bag­nols le LRDG, David Stir­ling les SAS

Quelques pré­ci­sions, pour les plus interessés:

NAVIGATION:

Dans les rangs du LRDG se trou­vaient d’excellents nav­i­ga­teurs, éléments vitaux en milieu hos­tile.
A titre indi­viduel, tous perce­vaient une bous­sole, véri­ta­ble petit com­pas de relevé.
de nuit, ils nav­i­gaient à l’aide des étoiles, et util­i­saient un théodo­lite.
De jour, à l’aide du soleil ( “à l’oreille du chameau”) et d’un com­pas solaire de Type Bag­nold, de tables de log­a­rithmes, le tout avec une pré­ci­sion qui ferait pâlir nos GPS actuels (Respect…).

FRANCHISSEMENT:

Les véhicules étaient qua­si­ment tous en 4x2 (Ford P.U. V8 comme Chevro­let WA et WB), certes avec des moteurs très cou­pleux, mais tout de même…

Seuls cer­tains poids lourds d’approvisionnement (Heavy Sec­tion) furent par la suite en 4x4. Pour avoir util­isé leur type d’engins, poids lourds com­pris, je peux vous dire qu’il fal­lait être gon­flé et sacré­ment tal­entueux (y’avait pas mieux à l’époque, c’est vrai) pour par­tir avec çà dans le sable… (Re-respect !)

QUELQUES POINTS STRATEGIQUES

Pour mener à bien leur action, le Long Range Desert Group avait besoin de point de rav­i­taille­ment, de repos, de cachettes et départs en mis­sion. Parmi les plus con­nus de leurs bases, on peut citer:
Oasis de Jalo
Oasis de Siwa
Oasis de Koufra (prise par Leclerc et lais­sée au LRDG)
Le Caire

ORGANISATION:

Chaque patrouille était com­posée de 15 hommes(30 au com­mence­ment), dont 4 spé­cial­istes:
1 Radio (sur poste Army Were­less N°11)
1 Nav­i­ga­teur
1 Mécani­cien
1 Infirmier

Le reste étant les chauf­feurs et les mitrailleurs.
Chaque spé­cial­iste devait être capa­ble non seule­ment de tra­vailler dans les pires con­di­tions, mais en plus de savoir entretenir et réparer son matériel coûte que coûte.
L’ensemble de la patrouille devait avoir des bases solides dans chaque domaine, de façon à être inter­change­able à tout moment en cas de besoin.Leur survie était en grande par­tie trib­u­taire du véhicule; toute nou­velle recrue rece­vait une sérieuse for­ma­tion de mécanique, entre­tien et répa­ra­tion, avec les moyens du bord, c’est à dire pas grand chose…
Il en était de même pour les trois autres postes vitaux.
Il est inter­es­sant de con­stater qu’encore aujourd’hui, il est fort ras­sur­ant de par­tir en raid avec dans le groupe de bons postes radio, un cador en nav­i­ga­tion , un bon mécano et une (jolie) infirmère.

LES VEHICULES:

Si le Chevro­let WB Chevy 30 cwt –suc­cédé par le Chevro­let WA 30 cwt– furent les véhicules les plus util­isés, d’autres furent employés dans une moin­dre mesure comme le Ford F30 (et son homo­logue C30) qui équipa cer­taines patrouilles (S1 et S2). Ces camions présen­taient l’avantage d’être  4x4. Le Ford Pick Up V8 15 cwt, et même excep­tion­nelle­ment le Ford F8 (Chevro­let C8) furent util­isés comme voiture pilote.
Il ne faut pas oublier les valeureuses “Heavy Sec­tion”, sec­tions lour­des du LRDG qui pour­voy­aient les bases et les points de rav­i­taille­ment en car­bu­rant, eau et vivres. Ces con­vois n’étaient pas moins méri­tant, car déplacer plusieurs poids lourds chargés, en temps de guerre et à l ‘arrière des lignes enne­mies, dans des con­di­tions déser­tiques tient du mir­a­cle !  D’autant plus que les pre­miers mod­èles util­isés n’étaient pas en 4x4: Bed­ford OY “3 tonnes”, Marmon-Herrington 6 tonnes… Avec l’apparition de nou­veaux mod­èles (et surtout la pos­si­bil­ité de les obtenir!), notam­ment à par­tir de 1942, les “Heavy Sec­tion” se servirent de camions à trans­mis­sion inté­grale,  comme le Ford F60 et Chevro­let C60,  le Mack NR4 et NR9, et même le White 10 tonnes !
Cepen­dant, il faut tou­jours garder à l’esprit le coté oppor­tuniste du LRDG. C’est pourquoi sur cer­taines pho­tos, on peut observer excep­tion­nelle­ment d’autres véhicules, jusque des camions Ital­iens de prise (Lan­cia 3Ro 6T).

CAMOUFLAGE:

Il sem­blerait que les chevro­lets aient été livrés dans des teintes “stan­dard” dont la dénom­i­na­tion anglaise est “Pierre Claire 61″. Cepen­dant, un cam­ou­flage mai­son pou­vait être réal­isé sur place, selon les théâtres d’opération avec des apports de brun, de rose,de gris, de bleu.   Sou­vent issues de récupéra­tions de pein­tures d’avions ou bateaux, elles pou­vaient avoir aussi une orig­ine locale, non réper­toriée dans les ser­vices de l’armée, ce qui rend dif­fi­cile une par­faite authen­tifi­ca­tion des couleurs pour la recon­sti­tu­tion.
Au Caire, on repeignait en ate­lier les engins qu’on rece­vait Kaki, comme les véhicules améri­cains et nom­bre de blindés anglais, qui arrivaient O.D. ou équiv­al­lent. Quoi qu’en dis­ent cer­tains, la plu­part des camions anglais arrivaient en Afrique déjà couleur sable, comme les Bed­fords, Chevro­lets Canada, Mor­ris Commerciaux…(On retrouve d’ailleurs des teintes usine chez Bed­ford en angleterre, et sim­i­laire­ment chez Chevro­let et Morris).Chaque usine avait sa pro­pre teinte, répon­dant au cahier des charges bri­tan­nique, et si on tient compte en plus de l’altération due au soleil, cela donne au final un large nuancier.

LE CHEVROLET WB Chevy 30 cwt

Même si le LRDG a util­isé au cours de sa cam­pagne AFN (1940/43) divers véhicules, son cheval de bataille le plus emblê­ma­tique fut cer­taine­ment le Chevro­let WB, plus tard rem­placé par le WA 30 cwt (à par­tir de Mars 1942). D’origine civil et puis en ser­vice dans l’armée égyp­ti­enne, il fut le plus adéquat. Robuste et fiable, au moteur cou­pleux, aux hon­nêtes capac­ités de fran­chisse­ment, de bonnes dimen­sions (1500 kg de C.U.) pour trans­porter radio, vivres et équipements, ce Pick Up, après mod­i­fi­ca­tion, cor­re­spondait idéale­ment à leurs besoins. Certes, il aurait été en 4x4, c’eut été par­fait, mais la jeep n’était pas encore née… Dans la mesure du pos­si­ble, les dirigeants cher­chèrent à uni­formiser au max­i­mum le parc auto­mo­bile pour des raisons évidentes de facil­ité et sim­plic­ité de répa­ra­tion et d’entretien.
N’oublions pas qu’ils évolu­aient très loin du front européen, et qu’en ces temps là les appro­vi­sion­nements étaient plus qu’aléatoires.

LE CHEVROLET WA  30 cwt

Moteur:        6 Cyl. de 80 HP
B.V.         4 Vitesses AV + 1 Ar
Roues:        10.5 x 16
Trans­mis­sion:     4x2
C.U.        1500 kg (cor­re­spon­dant à 30 cwt)
Poids:        2960 kg
Car­bu­rant:    Essence (120 gal­lons = 545 litres embarqués )

HERITAGE:

Nous leur devons bien des choses, plus ou moins con­nues, dont il est juste de leur ren­dre grâce:
– Un nom­bre incal­cu­la­ble de cartes, relevés, tracés …
– Des pas­sages ouverts par eux, prin­ci­pale­ment en Egypte et Libye. L’extrémité Nord de la grande Mer de Sable, la Dépres­sion de Qat­tara…
– De très nota­bles amélio­ra­tions du vase d’expansion, du com­pas solaire (Bag­nold en créera un spé­ciale­ment pour ses  troupes, réputé extrême­ment pré­cis).
– La con­cep­tion de pneus basse pres­sion, à large bande de roule­ment et forte sur­face por­tante, au dessin adapté au sable.
– Les plaques de désens­ablage: à l’origine, Bag­nold, pour franchir les petits canaux d’irrigation dans les oasis, s’inspira des passerelles dis­posées par les indigènes à cet effet. Il en con­stru­isit en tôle per­forée, en forme de goutière et ren­for­cées de quelques fers plats. Il s’aperçut par la suite du grand intérêt de ces plaques pour se sor­tir du sable mou. Après quelques mod­i­fi­ca­tions, il arriva à un mod­èle final dont les améri­cains s’inspirèrent à leur tour pour réaliser leur plaque PSP qui recou­vreront notam­ment les piste d’atterissage pour les avions de combat.Toujours en tôle, moins nervurées que celles de Bag­nold, ces plaques améri­caines sont con­nues de tous et équipent encore bon nom­bre de 4x4 de raids actuels! A noter que le fer qui les con­sti­tu­ait fût rem­placé par de l’aluminium — la bonne idée — pour un gain de poids non nég­lige­able. Dans tous les cas, on remer­cie Bag­nold pour ses plaques. On a guère fait mieux depuis.
ren­dons à César ce qui lui appar­tient, et n’oublions pas les riches enseigne­ments trans­mis sur des valeurs comme le gain de poids, les principes d’alimentation et de nav­i­ga­tion en milieu déser­tique, divers pré­pa­ra­tions et amé­nage­ments. Quand on regarde de près un des véhicules du LRDG, on se rend compte que nos 4x4 d’aujourd’hui sont équipés de la même façon; plaques sur les cotés, pelles acces­si­bles, out­ils de nav­i­ga­tion proche du chauf­feur, 2 roues de sec­ours, acces­si­bil­ité des éléments vitaux, pièces de rechange, réserves d’eau et d’essence sup­plé­men­taires, moyens de com­mu­ni­ca­tion, d’orientation… Bref, rien de bien dif­férent, quoique, petits détails, 70 ans nous sépar­ent, et qu’en 1940, le Sahara Egypto-libyen n’était même pas représenté sur les cartes!